e me suis bien amusé, j'ai croisé des sourires, j'ai fait quelques belles rencontres. En bref :


- Place de la liberté : lieu tout indiqué, j'en ai coincé dans les bancs qui attendaient là.
- Hôtel Fumé, fac d'Histoire, Musicologie... : très inspiré par la multitude d'affiches placardées aux murs, je me suis lancé dans une organisation thématique. On parle de contes médiévaux : toc, "le prêtre crucifié". Une affiche jaune ; toc "Amarillo" etc.
- Gare : les gares sont de plus en plus propres, rien ne traîne, rien ne dépasse. Toujours un chef de quai qui traîne et trois types en costume qui font peur, près à appréhender un quelconque délinquant ; je devais en être. J'espère que les petits papiers n'auront pas fini illico à la poubelle. Sceptique...
- Fnac : non je n'ai pas mis un "Iknëumon" au rayon S-Z. Non non. Et puis, comme une anomalie en ces lieux, j'ai chopé "Au diable Vauvert" d'Evgueni Zamiatine. C'était le dernier exemplaire, je suis donc allé voir la préposée au rayon "librairie" pour lui dire qu'il faudrait en remettre, que Zamiatine c'est vachement bien etc. Elle s'est marrée et je ne savais trop quoi en penser. Je l'ai compris plus tard en lui demandant où trouver les miniblogs. Réponse : ils n'en ont pas, ils n'en ont pas reçu et, farfouillant dans son ordi, "la collection n'est plus disponible", m'a-t-elle dit. Ah bon !? Je n'ai pas insisté. Ah oui, le rire voulait dire en substance : cause toujours, je n'en ai à peu près rien à faire, c'est pas moi qui décide ici, parle-moi de vente, de commande plutôt mais de littérature...
- Les abords de la médiathèque, avec une quasi-certitude : les gens vont sauter dessus. Après un petit tour à l'intérieur où j'avais affaire, je ressors et retrouve mes petits papiers intacts, ils n'avaient pas bougé. Ils y sont peut-être encore. Déçu...
- Et après j'ai fait les facs : Droit, Médecine, et, sur le campus, Lettres et langues. Je connais un peu cette dernière et je savais que j'y trouverais de jolis présentoirs. Pas manqué, on aurait dit qu'il m'attendaient.
- Et j'oublie tous les gens que j'ai rencontré dans la rue. Que des sourires ! Amusés, intrigués sûrement mais souriants. Et je ne peux m'empêcher de penser à la jeune femme aux grands yeux bleus qui m'a expliqué le nouveau programme de soutien d'Aides, un don mensuel par prélèvement bancaire. Je l'ai quitté avec un hypocrite "ça m'intéresse pas, j'ai pas de sous pour ça". Et puis je m'en suis voulu, un peu, non pas de renoncer à la sollicitation, mais qu'on soit obligé de se quitter sur ces mots, que c'était prévisible dès le départ. Mais bon, on a des principes ou on n'en a pas, et elle n'a pas perdu son temps, maintenant je suis au courant. Vous aussi.

J'avais récupéré pour l'occasion un appareil photo qui n'en a que le nom, une sorte de gadget avec un rendu exécrable. Mais j'ai quand même mis quelques clichés sur FlickR, et au passage, j'inaugure l'espace flickR de schmul.net. Si vous aussi vous prenez des photos de "petits papiers" libérés, envoyez-les moi, je les mettrai en ligne. Et si c'est carrément un lâcher de petits papiers, un truc avec de l'ampleur, vous pouvez faire un compte rendu que je publierai sur le blog.

Et pour finir, je lorgne maintenant sur Angers. A suivre...