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CICV Pierre Schaeffer vs Ars Numerica
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MessagePosté le: Ven Juin 15, 2007 12:51 pm Répondre en citant
Afin de comprendre ce qui suit, il est nécessaire de faire un léger récapitulatif de la situation.

Centre International de la Création Vidéo a écrit:
"Le 7 juillet 2004, l'aventure du CICV Pierre Schaeffer a pris fin avec la mise en liquidation judiciaire de l'association. Cette fermeture a suscité de nombreuses réactions dont celle de la Communauté d'Agglomération du Pays de Montbéliard, décidée à reprendre le flambeau. Le projet [ars]numerica a ainsi vu le jour. Actuellement en préfiguration, des actions artistiques et culturelles sont menées en attendant la livraison d'un nouveau bâtiment unique en Europe (septembre 2007) et le montage juridique de la structure sous forme d'EPCC."

http://www.cicv.fr/


En attendant, c'est le bordel. Situation qui, pour certains, n'augure rien de bon :

Citation:

Le 05 avril 2005,

"Après avoir participé au montage de [ars]numerica, Jean-Pierre Balpe, Jean-Baptiste Barrière et Maurice Benayoun ont décidé de présenter leur démission. Voici le communiqué qu’ils ont souhaité diffuser à la presse :

N’ayant pu, depuis septembre dernier, obtenir de cadrage précis de notre mission.
En désaccord sur des questions essentielles comme la rémunération des jeunes créateurs, les modalités de développement des projets, la répartition des responsabilités au sein de l’équipe, ainsi que la prise en compte de la nature spécifique des processus de production dans le champ de la création, désaccords qui traduisent des divergences de vue fondamentale sur la philosophie de l’action.
Et constatant par ailleurs que le budget de cette année paraît en décalage complet avec les ambitions affichées, nous faisons part de notre démission du Comité de pilotage de [ars]numerica.

Nous sommes conscients que l’idée de [ars]numerica représente une opportunité importante pour la création et les arts numériques en France. A cause de notre profond engagement initial, nous sommes absolument désolés de ne plus pouvoir en conscience continuer à participer à son développement, et souhaitons vivement que tout soit fait pour qu’un vrai projet se réalise dans les meilleures conditions répondant aux espoirs, fondés, de la communauté artistique.
"

Jean-Pierre BALPE
Jean-Baptiste BARRIERE
Maurice Benayoun


Gregory Chatonsky a écrit:

Le 18 mars 2007

"Il y a quelques années le CICV, un lieu unique en son genre qui accueillait des artistes du monde entier faisant de la vidéo et du numérique, a été fermé en plein été à la suite d’un rapport ressentimental du ministère de la culture. La région (par le biais de la CAPM) créée alors une nouvelle structure nommée ars numerica, promettant aux artistes la continuation des activités des CICV, “nous ne vous lâcherons pas”, “vous serez intégrés aux processus de décision”, “on écoutera vos besoins”. Tout a été dit et n’importe quoi. Nous n’avons jamais été entendu, on ne nous a simplement rien demandé. Nous avons amené un riche contenu éditorial permettant à une institution encore balbultiante de profiter de notre image de marque, rien de plus."

http://incident.net/users/gregory/wordpress/18-le-pouvoir-contre-lart/


Le bordel, donc.

A ceux qui n'étaient pas familier du site du CICV, il paraît à peu près inconcevable d'y naviguer aujourd'hui, à moins d'être doué d'une mentalité de shadok. Oui, il vous faudra adopter la tournure d'esprit des shadoks pour cet extraordianire voyage dans les méandres d'un site enfoui.

Si vous ne me croyez pas (ce que je conçois), commencez par l'accueil :

http://www.cicv.fr/
http://cicv.fr/

Mais où sont toutes les ressources qu'hébergeait le CICV ?
Vous aurez beau chercher les archives, vous achopperez inévitablement.
Bon, je suis gentil, je vous donne l'url : http://archives.cicv.fr/

Là commence l'exploration, le plan des archives vous sera utile. Là vous devez commencer à comprendre ce qu'est l'esprit shadok : si vous ne pouvez pas trouver ce que vous cherchez, alors il vous faudra chercher ce que vous trouvez. C'est plus efficace et tellement plus logique.

En attendant la suite de ce feuilleton, vous avez tout loisir de jouer avec le site du cicv pour y trouver ce que vous n'y cherchiez pas. "L'atelier de création hypertexte" ne compte pas, j'avais déjà fait les 3/4 du boulot. Wink




[Chaque jour, une nouvelle découverte au cicv. A suivre.]
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MessagePosté le: Sam Juin 16, 2007 12:53 pm Répondre en citant
Gneurrezgfzjkmhfzo_ueauh !!! <---- cri d'effroi teinté de colère sourde.

L'aventure s'avère plus compliquée que prévue. A vrai dire, je pensais pouvoir faire le malin en sortant 3 ou 4 oeuvres comme d'autres sortiraient un lapin d'un chapeau. Mais Ars Numerica est passé par là. C'est un vrai carnage. Sans blague, on dirait une bibliothèque qui vient de partir en fumée. Certes, peu de gens s'en émeuvent mais quelques personnes traînent aux abords, fouillent, récupèrent quelques feuillets que le feu aura épargnés, une trace, un souvenir de ce qui fut.

Je suis de ceux là.

Pour autant rien n'est perdu, tout est archivé, sûrement, secrètement. Mais en attendant, quelle déconfiture !

Ce matin, mes mains se sont acharnées sur le tas de décombres du CICV. J'y cherchais un soldat, "Le Soldat", de Rosa Moore, vous vous souvenez ? C'était là : http://soldat.cicv.fr/
Ironie du sort, l'adresse renvoie vers l'acceuil d'Ars Numerica. Comme la signature de ce forfait. Cette page maudite, nous la croiserons malheureusement souvent, je commence déjà à la haïr.

Mes efforts n'ont rien amené de concluant. La "Wayback Machine" d'Internet Archive n'a récupéré qu'une pauvre page d'introduction :
http://web.archive.org/web/20050816095543/http://soldat.cicv.fr/
C'est maigre, une feuille noircie par le feu, échappée par miracle.

Mais je ne désespère pas. [A suivre]
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MessagePosté le: Mar Juin 19, 2007 11:38 am Répondre en citant
J'ai temporairement abandonné la piste du soldat perdu. On aurait tort de penser que la lassitude et l'ennui ont eu raison de moi. Non, c'est autre chose, bien plus logique : Trouve ce que tu cherches !



Je ne m'en suis pas privé et cette méthode est redoutablement efficace.
Imaginez.
Je naviguais péniblement dans les couloirs du site du CICV, le silence régnait partout autour et ma voix mal assurée - "Eh oh, y'a quelqu'un ?" - ne rencontrait que mon propre écho. Glaçante, cette ambiance. Autant dire que je n'étais pas très rassuré et que plus d'une fois l'envie me prit de fuir vers des contrées plus chaleureuses. Mais je n'étais pas au bout de mes surprises car... j'hésite à le dire, vous n'allez pas me croire... car, donc, chaque porte que j'ouvrais débouchait sur une même pièce : à droite, à gauche, devant, derrière, dessinant ainsi un paysage impossible, ou du moins kafkaïen. Pris de panique, je me mis à courir, ouvrant frénétiquement des portes au hasard, mais de hasard, point. Non, toujours la même pièce ! Un cauchemar. Et au milieu de cette furie je crus percevoir une voix ; je me retournai, m'approchai d'une porte à toutes autres semblables et distinctement j'entendis : "Je suis ton amie, tu peux me dire tes secrets". Sur la porte était inscrit : http://secret.cicv.fr/ . Que faire ? L'ouvrir et s'ouvrir à une nouvelle déception ? Pourtant, j'étais sûr d'avoir entendu cette voix. J'ai longtemps hésité et puis j'ai rebroussé chemin, avec en poche un indice précieux, comme un sésame. Il ne me fallut pas longtemps (enfin une foule de liens cassés tout de même) pour arriver au terme de mes pérégrinations :

"Je suis ton ami(e), tu peux me dire tes secrets", Nicolas Frespech.

Le plaisir de la découverte est à peine terni par quelques documents inquiétants. Je sens que cette histoire n'est pas terminée. Précipitez-vous tant qu'il en est encore temps.


---------
ndlr : image piquée sur le site des shadoks où l'on trouve des proverbes qui sont autant de révélations existencielles.
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MessagePosté le: Mar Juil 17, 2007 10:47 am Répondre en citant
Il s'est écoulé un mois, un mois d'un silence stérile et angoissant.

Explication :
Je me doutais bien qu'à force de rencontrer cette page, celle-ci pouvait révéler des vertus hypnotiques jusque là ignorées. Ce fut le cas. Le 21 juin, cédant à l'appel des sirènes, j'ai sombré dans un langoureux sommeil. Langoureux car j'embarque toujours avec moi, reclu au fond de mon cerveau, un vieux rêve érotique au cas où un coma me prenne par surprise. Ce n'est qu'hier que le cycle vicié de cette boucle sans fin s'est rompu, grâce à ce lien :

http://ex-voto.cicv.fr/

Essayez et vous verrez, l'effet est décoiffant. On se retrouve ausitôt propulsé sur une autre planète :

http://ex-voto.arscenic.org/

Première bonne nouvelle :
On a donc retrouvé "Ex-Voto", une oeuvre de Pascal Malaterre, 1995.

Deuxième bonne nouvelle :
L'exploration d'Arsenic.org s'avère plus que réjouissante, vivifiante même.
Le serveur héberge des oeuvres qui semblaient jusque là perdues :
http://arscenic.org/spip.php?rubrique2

Et notamment "Le palais de cristal" que je n'avais pas vu depuis longtemps.


Le soulagement d'une telle découverte clos temporairement notre aventure. Morale de l'histoire, il fallait bien une logique de shadoks pour croire que le salut viendrait d'une dose d'arsenic.





NB : "Le soldat" me reste quand même en travers de la gorge. Celui-là, j'aimerais bien savoir où il est passé. A suivre...
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